✦ Quoi publier
Comment trouver des idées de contenu chaque semaine.
Chaque lundi matin, la même mauvaise foi. Tu ouvres LinkedIn, la page reste blanche, et tu te racontes que tu n'as rien à dire. Pourtant tu as vécu quarante moments piquants la semaine dernière. Tu ne les as pas notés. Tu accuses ta créativité. C'est ta mémoire qu'il faut accuser — et le fait que tu n'as jamais mis en place le seul truc qui règle vraiment le problème.
Ce que la panne d'idées veut vraiment dire
Tu ouvres un document vide, tu attends que quelque chose remonte, rien ne vient. Le réflexe est de conclure : « je manque d'inspiration ». C'est un mauvais diagnostic. Un expert qui exerce son métier au quotidien vit chaque semaine entre dix et cinquante moments qui mériteraient un post — une phrase de client, une décision qu'il regrette, un chiffre qui l'a surpris, une objection qui revient pour la troisième fois.
Le problème n'est pas la matière. Le problème est que cette matière disparaît dans les vingt minutes qui suivent, écrasée par le rendez-vous suivant. Le lundi matin, quand tu cherches à te souvenir, il ne reste rien de traçable. La panne n'est pas créative — elle est documentaire.
Pourquoi le brainstorming ne marche pas
Toutes les méthodes classiques — la mindmap, les listes de vingt angles, les prompts ChatGPT pour « générer 10 idées de posts » — reposent sur le même postulat : que tu vas fabriquer une idée à partir de rien.
C'est exactement l'inverse de ce qui marche. Un bon post ne se fabrique pas — il se retrouve. Il existait déjà dans ta semaine, sous forme d'irritation, de surprise, de phrase entendue qui t'a fait sourire en coin. Le brainstorming te demande d'inventer une matière que tu as déjà — et que tu as juste laissée s'évaporer. C'est un effort fourni deux fois, une fois pour la vivre, une fois pour la reconstruire de mémoire. Pas étonnant que ce soit épuisant.
Le système de captation quotidien
Ceux qui n'ont jamais l'air en panne fonctionnent tous, à peu près, sur le même principe : ils ont un endroit unique où atterrit tout ce qu'ils captent, et ils ont pris l'habitude d'y déposer une trace dans la minute qui suit le moment vécu — pas le soir en faisant le bilan, pas le lundi en préparant la semaine.
Ça peut prendre plein de formes. Une note vocale de trente secondes après un rendez-vous, dans la voiture, dès que le client a dit quelque chose de piquant. Une capture d'écran d'un post qui t'a agacé, envoyée immédiatement à toi-même avec deux lignes sur pourquoiça t'a agacé. Un carnet où tu notes, en trois mots, le moment fondateur de la semaine — celui où tu as appris quelque chose que tu n'aurais pas pu apprendre autrement.
L'outil importe peu. Ce qui compte, c'est la règle : la trace se dépose maintenant, pas plus tard. Parce que ce qui rend un moment publiable, ce n'est pas le fait, c'est ta réaction à chaud. Refroidie de trois jours, elle est devenue banale. Notée dans la minute, elle a encore le tranchant qui te la rendait remarquable.
Quatre gisements que tout le monde a, que personne n'exploite
Quand tu commences à capter, tu réalises que ta semaine contient quatre veines très riches, que tu traverses sans t'en rendre compte parce que tu ne les as pas nommées.
Les objections récurrentes
Cette phrase qu'un prospect t'a redite pour la troisième fois cette année : « c'est trop cher », « on a déjà essayé », « on va attendre l'année prochaine ». Une objection qui revient, ce n'est pas une objection — c'est un thème. La démonter en post, c'est répondre en public à cent prospects futurs d'un seul geste.
Les erreurs coûteuses que tu as faites
Pas les erreurs de débutant — celles-là ont déjà été racontées mille fois. Les erreurs récentes, celles où tu es censé savoir mieux, celles qui t'ont coûté un client, une équipe, six mois. C'est le contenu le plus rare parce que c'est le plus douloureux à sortir. C'est aussi le plus reconnaissable comme étant le tien.
Les convictions que tu n'oses pas dire
Ce que tu penses vraiment de la mode du moment dans ton secteur mais que tu ne dis pas parce que ça froisserait tel confrère. Cette lecture à contre-courant qui te fait dire, en privé : « en fait, tout le monde se trompe ». Si tu ne l'écris pas, quelqu'un d'autre l'écrira six mois plus tard et sera crédité de la lucidité qui était la tienne.
Les signaux faibles de ton secteur
Les changements que tu vois arriver dans ton métier avant qu'ils soient nommés — parce que tu es dedans, tous les jours, et que ton oeil détecte les micro-décalages avant que les commentateurs extérieurs ne les théorisent. Personne d'autre n'a ce poste d'observation. Le nommer le premier, c'est devenir la référence sur le sujet.
Le rituel du dimanche soir
Une fois que tu captes en continu, la question « qu'est-ce que je publie cette semaine ? » disparaît. Elle est remplacée par une question inverse, beaucoup plus confortable : « parmi les huit choses que j'ai captées cette semaine, laquelle vaut d'être développée ? ».
Tu ne cherches plus une idée dans le vide, tu tries un stock. Le dimanche soir devient un moment de sélection, pas de fabrication. Vingt minutes suffisent — tu relis tes notes de la semaine, tu entoures les deux ou trois qui ont encore du feu, tu écartes le reste. Ce que tu écartes n'est pas perdu — ça reste dans ton stock pour un mois où la semaine aura été plus creuse.
✦ Ce que fait Katnys
Être l'endroit unique où atterrit ce que tu captes.
Katnys ouvre un canal privé où tu peux déposer, en trois secondes, n'importe quelle trace : note vocale, capture, phrase entendue, irritation. Elle range, catégorise, retrouve les échos avec ce que tu as déjà déposé les semaines précédentes.
Le dimanche soir, elle te présente ton stock trié. Tu tranches ce que tu développes cette semaine — elle prépare le premier jet avec ton ADN éditorial. Tu n'écris plus depuis une page blanche. Tu écris depuis ce que tu as déjà vécu.
✦ Katnys ouvre bientôt
Hack enfin LinkedIn.
Le hack n'est pas dans l'algorithme — il est dans les trois posts que tu jettes chaque semaine sans le savoir. Je te montre comment les récupérer.