✦ Quoi publier
De quoi parler quand tu as l'impression de n'avoir rien à dire.
« Je n'ai rien à dire » est probablement la phrase la plus mensongère que tu te répètes en boucle. La vraie phrase, c'est « je n'ai rien noté ». Ta semaine débordait de scènes publiables. Tu les as regardées passer sans les attraper. Puis tu accuses ton cerveau d'être vide. Ton cerveau n'est pas vide. Ton carnet l'est.
Ce que « rien à dire » veut vraiment dire
Quand tu ouvres LinkedIn le dimanche soir en te disant que tu devrais publier et que rien ne vient, tu fais un mauvais diagnostic. Tu crois que ta matière est pauvre. Ta matière est intacte. Ce qui manque, c'est la trace : le moment noté, la phrase entendue, l'irritation qui a duré vingt minutes en réunion mardi et que tu as oubliée en sortant.
Un expert qui travaille vit chaque semaine trois ou quatre moments publiables. Il en garde zéro. Le dimanche, il regarde le vide qu'il s'est lui-même creusé et il conclut je n'ai rien à dire. Le mot juste serait : je n'ai rien capté.
Le test des 24 heures
Voilà l'épreuve. Remonte à hier. À un moment de ta journée d'hier, tu as pensé tiens, c'est bizarre — ou ça, ça m'agace — ou je ne suis pas d'accord. Retrouve-le. Nomme le moment, le lieu, la personne, la phrase exacte qui l'a déclenché.
Si tu trouves : tu as ton post. Il n'est pas encore écrit, mais la matière est là — et elle est à toi.
Si tu ne trouves rien, arrête de chercher un sujet. Le problème n'est plus éditorial. Tu as traversé ta journée en pilotage automatique. C'est ça qu'il faut regarder en face — et c'est ça qui rend ton carnet vide, pas ton métier.
Quatre gisements que tout le monde a et que personne n'exploite
Ce ne sont pas des rubriques à cocher, ce sont des zones où regarder. Elles marchent parce qu'elles ne demandent aucun talent d'écriture — juste que tu aies vécu ta semaine, et que tu aies noté.
Les irritants du quotidien pro
Ce qui t'a agacé en réunion, dans un mail, dans un post que tu as scrollé, dans une manière de faire qu'on t'impose et que tu trouves absurde. L'irritation est un excellent capteur : elle ne se déclenche que sur ce qui te touche. Si tu as réagi pendant vingt minutes, il y a un jugement caché derrière — et ton jugement, c'est ta signature.
Les conversations client
Un client t'a dit une phrase qui t'a fait tiquer. Une objection qui revient toujours. Une question qu'on te pose et à laquelle tu réponds cinquante fois par an sans jamais l'avoir écrite. C'est de l'or : la question existe déjà dans la tête de mille lecteurs. Il te suffit de rendre publique la réponse que tu formules en privé.
Les échecs récents, chiffrés si possible
Une campagne qui n'a rien donné. Un client perdu. Une mission mal pricée. Un pari qui a mal tourné. Ce sont les posts qui marchent le mieux et que personne n'écrit, parce que tout le monde préfère raconter ses victoires. Ajoute un chiffre — « 8 mois, 42k€ engloutis, zéro conversion » — et tu deviens crédible pour dix ans.
Les convictions que tu n'oses pas dire
Ce que tu penses de ton secteur et que tu gardes pour le café du vendredi. La pratique reconnue qui te semble stupide. Le consensus mou que tout le monde répète et que personne n'a examiné depuis dix ans. Ce sont les posts qui font peur à écrire — c'est exactement pour ça qu'ils te distinguent. Une conviction sans risque n'est pas une conviction, c'est une opinion.
Prends une note vocale de 90 secondes dans ta voiture, chaque soir de la semaine, sur l'un de ces quatre gisements. Le dimanche, tu auras cinq idées de posts. Et le carnet ne sera plus vide.
Pourquoi « tout a été dit » est un faux problème
Sur ton sujet, oui, tout a été dit. La productivité, le management, la vente B2B, l'IA générative — tout ça a été écrit mille fois. C'est vrai pour le sujet. Ce n'est pas vrai pour ton angle.
La manière dont tu vois ton métier n'a jamais été formulée — parce qu'elle vient de ton parcours, de tes clients à toi, de tes échecs à toi, de la génération dans laquelle tu es tombé, du secteur d'origine que tu as quitté, du mentor qui t'a marqué en 2011. La combinatoire est unique. Le sujet ne l'est pas.
Tu ne cherches pas un sujet neuf. Tu cherches ton angle sur un sujet vieux. Et ton angle, il est planqué dans les irritants, les conversations, les échecs et les convictions du paragraphe précédent.
✦ Ce que fait Katnys
Te sortir du carnet vide.
Katnys mène un entretien qui cartographie ton ADN éditorial — tes convictions dissidentes, tes irritants récurrents, tes échecs formateurs, les objections que tes clients te répètent. Cette matière ne meurt plus le lundi matin : elle reste disponible, et Katnys sait où elle est rangée.
Quand tu ouvres l'app avec l'impression de n'avoir rien à dire, elle te repropose un fragment que tu lui as raconté il y a trois semaines et qui, cette semaine, entre en résonance avec l'actualité de ton secteur. Le post part de toi, pas d'un prompt vide.
✦ Katnys ouvre bientôt
Hack enfin LinkedIn.
Le hack n'est pas dans l'algorithme — il est dans les trois posts que tu jettes chaque semaine sans le savoir. Je te montre comment les récupérer.